Les actions sont des lignes de financement définies par le conseil tous les deux ans. Chaque action est classée dans un des programmes méthodologique, géographique, socioprofessionnel, thématique ou bien dans une approche transversale.
Autres actions traitant du même sujet
La construction d'une communauté mondiale capable de faire face à la complexité des défis du monde contemporain suppose l'existence d'outils et méthodes d'intelligence et d'action collectives. La fondation a contribué à leur construction aussi bien pour ses besoins propres et ceux de ses partenaires que pour le développement des alliances citoyennes. Le concept d'intelligence collective est devenu à la mode et fait l'objet de nombreux développements. D'où l'importance, pour la fondation, d'en assurer la veille internationale sous forme d'un site ressources où l'on pourra trouver gratuitement une sélection d'outils et de méthodes.
Compte tenu de l'importance qu'elle accorde aux outils et méthodes d'intelligence et d'action collectives, la fondation ne peut que se préoccuper de la manière dont les uns et les autres sont appropriés et utilisés. La simple mise à disposition gratuite de logiciels suffit rarement. Leur adoption et leur usage supposent à la fois un effort d'appropriation et des transformations dans les modes de gestion. C'est pourquoi la fondation a créé une enveloppe budgétaire permettant d'appuyer des partenaires dans la mobilisation de ces outils et méthodes, par des opérations d'accompagnement légères ou lourdes, assurées par des prestataires agréés dont la fondation s'est assurée de la capacité de maîtrise des outils et de pédagogie de leur usage.
(2006-2007) Développer la conscience citoyenne d'une appartenance commune au bassin méditerranéen
Au delà de la politique de voisinage de l'Union Européenne à l'égard des pays riverains du Sud de la Méditerranée, il faut retrouver et manifester la profonde unité du bassin méditerranéen, favoriser le dialogue entre les civilisations, surmonter les craintes mutuelles, contribuer à l'émergence d'une conscience méditerranéenne. La fondation appuie le développement de liens transfrontaliers entre les organisations de la société civile du Nord et du Sud et nourrit les réflexions sur des politiques d'intérêt commun.
L'idée de responsabilité est au centre de la culture européenne. Pourtant les organisations de la société civile qui soulignent volontiers la responsabilité des gouvernants et des entreprises ont eu peu l'occasion de réfléchir ensemble à leur propre responsabilité et sont réticentes à le faire. Dans le prolongement d'un dialogue déjà engagé c'est un débat européen qu'il faut organiser sur ce thème.
(2006-2007) Faire émerger une alliance internationale pour une activité scientifique citoyenne
L'impact des recherches scientifiques et techniques sur l'avenir de nos sociétés induit une responsabilité considérable à ceux qui les financent ou les conduisent et fait de leur orientation un enjeu majeur pour la démocratie. Le contrat social entre la recherche et la société est appelé à se renouveler tout comme les modalités de la gouvernance de la recherche. Cela implique un changement d'attitude des chercheurs. C'est cette ouverture et cette réflexion nouvelles que la fondation a voulu encourager en soutenant la naissance et le développement de la Fondation Sciences Citoyennes. Elle poursuit ce soutien.
(2006-2007) Aider au développement de l'Alliance mondiale de fédérations d'ONG
Les ONG jouent un rôle croissant sur la scène nationale et internationale. Des plates-formes nationales se constituent progressivement. Les liens qui se tissent entre ces plates-formes peuvent-ils déboucher sur une véritable alliance internationale fondée sur des objectifs communs - une mondialisation plus solidaire -, une éthique partagée de la responsabilité et des modes de travail permettant de peser de manière compétente sur la scène internationale ? C'est en tout cas le but de l'appui que la fondation apporte à cette dynamique à travers son soutien à la plate-forme française.
Les Forums Sociaux ont, en six ans le début du 21e siècle, rassemblé des centaines de milliers de personnes jusqu'à devenir le symbole d'une société civile mondiale en formation. Ils demeurent largement cantonnés dans un rôle protestataire. En s'appuyant sur les méthodes et les réseaux construits dans le cadre de l'Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire, la fondation a accompagné depuis le début le processus de manière sélective : diversifier les participants ; introduire des méthodes de travail et des thèmes de réflexion nouveaux. Elle centrera dans l'avenir ses contributions sur les méthodes.
(2006-2007) Soutenir le développement de l'Institut pour un nouveau débat sur la gouvernance (IRG)
La « révolution de la gouvernance » constitue selon la fondation une des mutations majeures des prochaines décennies. D'où l'importance d'espaces de débat sur ce qu'elle doit être, relayés par un renouvellement des formations. La fondation a ses propres propositions ; elles doivent être confrontées aux autres. Dans le prolongement d'une initiative prise par la fondation en 2004 un institut, IRG, vient de se créer pour promouvoir ce débat international, notamment à travers des partenariats entre universités de différents continents. La fondation le soutient.
(2006-2007) Promouvoir une nouvelle approche territoriale de l'économie et de la société
Dans le cadre de l'Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire la fondation a soutenu différents réseaux d'innovateurs autour de l'idée générale « d'économie solidaire ». Ces réseaux se reconnaissent tous dans la priorité à accorder à des approches territorialisées car c'est à l'échelle du territoire local que les différentes innovations peuvent se combiner et conduire à élaborer de nouveaux modes de vie, de production et d'échange. C'est cette synergie que la fondation veut promouvoir.
On ne peut concevoir de bien être pour toute la population du monde sans développer les « biens qui se multiplient en se partageant », qui se mutualisent comme les connaissances, les savoir faire, les semences, internet, les logiciels... Or ces biens tendent à être privatisés. D'où l'importance de règles internationales qui en préservent la gratuité et en facilitent le partage. Dans le prolongement du soutien qu'elle a apporté à l'implication de la société civile dans le Sommet mondial de la société de l'information (SMSI), la fondation veut contribuer à l'élaboration de ces règles.




